5 novembre 2012

Inexistant Reality Legend (l'article où on parle de creepers et d'anniversaires)



(Si tu t'ennuies dans ta lecture, y a une musique d'ambiance à la fin)

En ce moment, je joue à Minecraft. Et aussi à Assassin's Creed 3 et à Dishonored et à Saints Row et à Resident Evil 6 et à et à Anno 2070 et à Skyrim (pour la troisième fois) et à à Mass Effect (pour la quatorzième), bref pas grand chose, mais tout ça pour dire que depuis qu'Epok a chouré mes identifiants Guild Wars pour jouer à l'oeil, je m'ennuie beaucoup. Et quand je m'ennuie, je fais des enquêtes sociologiques sur les serveurs de Minecraft (je fais aussi des expériences avec mon corps, mais je t'en parlerai une autre fois) (un jour je me suis ennuyé pendant vingt minutes, j'ai écrit une thèse scientifique sur la démographie des creepers en rapport avec leur sexualité pour un magazine).

Le fait est que si tu me lis à l'instant, c'est que tu as aussi épuisé toutes tes autres possibilités d'amusement et que tu t'emmerdes autant que moi. Je propose donc que mon ennui te dépanne du tien, et te suggère ladite enquête (parce que c'est l'hiver et que moi en hiver je glande rien, je recycle) (enquête qui théoriquement est aussi parue dans un magazine mais fuck off, je baise les droits d'exploitation) (bon, ça fait beaucoup de parenthèses quand même)


Si tu es quelqu'un de cool, tu comprends ce dont je veux parler.
Si tu comprends ce dont je veux parler, tu es quelqu'un de cool.


Et donc aujourd'hui, je m'attaque à une légende urbaine plus célèbre encore que mes expériences génitales sur les creepers, plus terrible aussi, car nos avatars mexicains en redoutent jusqu'au nom : l'IRL. (Je devrais peut-être interdire l'article au moins de 16 ans, c'est vrai que j'y vais cash). Voilà un mal que nous avions déjà rencontré sur World of Warcraft, qui persista sur The Old Republic et continue de sévir à travers Guild Wars 2. Pourtant force est de constater que personne ne connait vraiment la signification de ces lettres de l'enfer, équivalent geek du 666, mais il est une chose qui est certaine : le Mal est là. Et il se propage. Et au cas où tu serais un inculturé du cube, revenons ensemble sur les symptômes de la Bête.

8 octobre 2012

Geek Inside



Et donc, je suis allé au Comic Con, en compagnie de mon Epok, de Tindomerel et de son actuel mari. (Merlin, ça y est, je fais des doubles dates. Tout est fini.)

(Le Comic Con d'il y a dix mille ans, exactement. Depuis, Guild Wars 2 est sorti et j'ai donc été très absorbé par mon travail. Par ailleurs, si toi aussi tu sillonnes les royaumes de la Mer de Jade, fais-moi signe, on ira PXer du dragon ensemble. En particulier si tu es une sylvari à forte poitrine.)

Décemment, je ne pouvais garder sous silence une Crow à propos de mon unique sortie annuelle dans le monde des humains. Encore qu'on pourrait convenir que la définition d'humain serait insultante pour la plupart de mes semblables à s'être rendus à la Japan Expo (pour qui il est évident qu'il s'agit également de leur seule sortie de l'année : quand tu dis que le garde ne te laissera pas rentrer dans le rayon Hentai parce que t'as pas le level 18, c'est à la fois flippant et magnifique. Surtout quand le garde en question est un stormtrooper obèse). En tout cas y avait plein de trucs.


Pour ceux que ça intéresse, je bosse très activement sur mon Mémoire. L'Ecole
est sans pitié.

Mais là n'est pas le but de ma réflexion d'aujourd'hui. Mon ami, je t'écris en ce jour pour t'annoncer que nous avons été infiltré.

C'est en tout cas la première réflexion qui m'est venue à l'esprit à la vue des millions de bipèdes à s'être rendus à notre convention où nous avions l'habitude de nous retrouver entre geeks. Et force est de constater que ce peuple ignorant, incapable de tenir un discours sur le système de géolocalisation de la Porte des Etoiles ou l'histoire politique de Konoha, est tout sauf geek. Dès lors, pourquoi se rendre dans un endroit pareil si l'on a rien à y faire ? Non pas que je sois vraiment sélectif concernant les humains qui veulent partager ma culture (même si j'ai déjà refusé l'accès à mon appartement à quelqu'un qui portait un training et poignardé un type dans WoW parce qu'il écrivait "comme même"), mais sérieusement, est-ce que tu me vois me rendre à la fashion week toi ?

1 juillet 2012

Trauma Child



Très cher sujet,

Je t'ai convié en ce jour pour te faire part d'une découverte stupéfiante et à peu près aussi géniale que ma personne. Aujourd'hui, je pense avoir découvert la raison de la grande question qui me taraude quant au comportement inexplicable de certains humains : "What the fuck ?"

Et la réponse est 42 que quel que soit l'endroit où tu as grandi, qu'importe ta famille, ta religion ou ton high-score à Tetris, toi comme moi avons eu une enfance traumatisante. Si tu ne t'en souviens pas, c'est normal.

On appelle cela la mémoire sélective.

Par chance, ton hôte dispose d'une mémoire infaillible et d'un sens du devoir exemplaire. Récemment encore, je me retrouvai forcé à m'occuper de petites créatures nommées enfants (et bon, il va de soi que "récemment" est une expression scénaristique traduisant "il y a deux mois mais comme j'avais pas d'idée d'article là tout de suite je réarrange l'histoire à ma sauce", de même que "m'occuper d'un enfant" signifie implicitement "j'ai horreur des gosses mais pour une raison inconnue ces monstres se sentent obligés de me bondir dessus dès que je monte dans le métro pour me montrer leur nouveau jouet", on ne plaisante pas avec les expressions scénaristiques). Bref. Il y a peu, j'écoutais donc deux ignobles bambins brailler une comptine qui m'étais atrocement familière. Puis, pour la première fois en vingt-trois ans, j'ai fait un truc fou : j'ai écouté les paroles. C'est à ce moment que j'ai compris qu'à force de bercer les petits humains de récits aussi ridicules, il était inutile d'espérer en tirer des génies.

Et pour cause : il s'agissait d'Une souris verte.

25 mai 2012

[LET'S SPOIL] Marvellous



Bon.

Il est grand temps de mettre quelques sujets au point si on veut continuer à s'entendre toi et moi. Si j'ai la clémence de laisser chacun libre d'adopter dans l'intimité ses convictions dans la situation géopolitique de Westeros, dans le débat ethnique de l'immigration des elfes noirs en Skyrim ou encore l'éthique relative de l'utilisation du génophage sur le peuple krogan, il y a des sujets sur lesquels, sérieusement, on ne badine pas.

Il a fallu que l'évidence me frappe il y a quelques jours, alors que je sortais tranquillement d'une séance d'Avengers au cinéma (celui dans mon ordinateur qui s'appelle "Download successful" et qui ne me coûte pas un bras) et que je débattais tranquillement avec Maï sur l'homosexualité évidente de Captain America, tout en écoutant les doutes de ma comparse sur les proportions physiques des membres de Hulk après transformation. En fait, tout allait bien jusqu'à ce que j'entende cette phrase :

« En fait de tous les Avengers, c'est Thor le plus fort. »

J'ai pris mon expression dite du "si j'aurais" (alors que tout le monde sait qu'Iron Man fait qu'une bouchée de Thor, les éclairs ça le recharge, il est pas con) et j'ai désintégrée mon amie en grommelant que si même mes compagnons imaginaires se mettaient à raconter n'importe quoi, on était pas rendu. Puis j'ai été poutrer quelques zombies sur Dead Island pour me passer les nerds et j'ai décidé de poursuivre ton éducation (un peu à l'abandon depuis que je suis en partiels mais ne crois pas t'en tirer comme ça, jeune fou). Comme je te sais culturellement très pauvre (sans quoi tu ne passerais pas tes soirées sur mon blog), j'ai regardé Avengers pour toi et je vais te prémâcher le travail d'analyse. A la fin de cet article, tu pourras briller en société geek en faisant semblant de connaître le film et choisir selon tes propres critères l'Avenger qui dépote le plus. De rien, c'est gratuit.


« Il y avait un projet. On l'appelait Initiative Avengers. Finalement on a renommé ça la Gay Pride. Les ennemis de l'Amérique n'ont qu'à bien se tenir. »

13 avril 2012

Bref, je suis en stage



    Ma vie, mes choix, tendent vers ce que, dans ma tête, j'appelle le Dessein. Le Dessein n'est pas bien compliqué : il vise à m'émanciper de mon pays tout pourri pour m'installer, vivre et travailler dans le pays tout pourri voisin, mais dans lequel il y a Paris (excepté les humains qui y vivent, les humains normaux n'aiment pas Paris, et ils ont bien raison, mais mes raisons sont différentes des leurs (les miennes sont bonnes)). Du coup, quand l'Ecole m'a demandé de choisir un stage pour cette année, le Dessein m'obligeait d'en trouver un à Paname.

    Et c'était le début d'une incroyable aventure. Pas Paris, parce que tu te doutes que je n'y ai jamais mis les pieds, mais la recherche du stage. Une fois j'ai presque failli en trouver un. Une agence de pub avait répondu favorablement à mon CV en se disant intéressée, et elle m'avait promis plus d'informations plus tard (bon, elle avait parlé d'un poste d'infographiste alors que j'avais postulé comme concepteur-rédacteur, mais comme j'étais content j'ai pas vraiment compris que quelque chose n'allait pas, et puis je me débrouille aussi en infographie donc sur le coup c'était pas mega important). J'ai donc attendu.
Cette image est de bonne qualité

    Longtemps.

    Très longtemps.

   Si bien qu'une semaine avant le stage, j'ai téléphoné à ladite agence pour avoir quelques nouvelles, et qu'il me fut répondu que leur précédente réponse était vraisemblablement un mail automatique envoyé par erreur à tous les postulants. Comme il allait de soi qu'aucune place d'aucune sorte ne m'avait été réservée, je l'avais plus ou moins eu dans l'oignon (comme on dit chez moi).

18 mars 2012

Nos amis les Humains 1 : Culture et confitures



    Et donc, je suis un homme occupé. En plus de faire de café et checker les mails de la rédactrice en chef d'un obscur journal et de me consacrer au tournage de chroniques vidéos que tu trouveras bien assez tôt sur ton écran, je parle à des gens. Le drame, c'est que plusieurs d'entre eux s'avèrent outrageusement doués qui pour écrire, qui pour dessiner, qui pour jouer, qui pour m'inciter à rejoindre leurs rangs dans leur magazine. Ce qui m'accapare, ce n'est donc ni plus ni moins que ma participation à la rédaction de Noosphere, qui se destine à publier gratuitement tout génie créatif visant à produire des œuvres un peu alternatives (ou ceux dont les Maisons d'édition ne veulent pas ou qui ont juste pas de bol, m'a-t-on dit pour m'appâter, ces gens me connaissent bien). Bref, lis-nous et rejoins-nous si tu le désires. Ne fais pas attention à son fondateur, à part lui on est tous gentils. On te donnera des bonbons, et en plus on a la technologie.

    Et comme je ne suis pas quelqu'un d'ingrat, je te partage ma première chronique Nos amis les Humains, qui me semble d'ailleurs un bon titre pour une future rubrique. A méditer (chez Gallimard).


Non, honnêtement, ça envoie du pâté ouzbèque !